Il faudra bien sûr ajouter la part régionale et la part communale.
Une mauvaise année en perspective ...
| Taxe d’Habitation | 6,87% | 6,08 % en 2004 |
| Taxe sur Foncier Bâti | 8,02% | 7,1 % en 2004 |
| Taxe sur Foncier Non Bâti | 15,82% | 14 % en 2004 |
| Taxe Professionnelle | 7,04% | 6,23 % en 2004 |
Et il convient d’ajouter également la nouvelle Taxe Départementale pour les Espaces Naturels Sensibles (TDENS), instaurée à partir du 1er janvier 2005 pour les nouveaux titulaires de permis de construire qui auront à prévoir en plus 0,75% du coût de leurs travaux.
Cette taxe sera affectée à des projets améliorant l’environnement, mais elle représente quand même presque un point d’impôt supplémentaire pris en charge par les seuls constructeurs.
La variation des taux est "remarquable"...
- - 6% en 2000 avant les cantonales de 2001 ...
- - 1% en 2001 avant les présidentielles et les législatives ...
- + 3% en 2002 seulement, malgré l’APA à absorber ...
- + 8% en 2003 pour assumer la reprise du Futuroscope en octobre 2002 ...
- + 3% en 2004 année électorale et dernière de présidence de M. Monory ...
- + 13% en 2005 pour rattrapper le retard ...
C’est bien en effet 24 points d’augmentation d’impôt qui ont été nécessaires depuis 2003.
Et il ne sert à rien d’essayer de reporter la cause sur le gouvernement précédent. L’APA n’était pas un problème pour notre Département. L’exécutif l’avait même "récupéré" et rebaptisé "APA Vienne". Si 3% d’augmentation étaient nécessaires en 2002, c’était surtout pour rattrapper le retard que la Vienne accusait dans le financement du dispositif précédent (la PSD : Prestation Spécifique Dépendance).
Si les impôts départementaux vont augmenter davantage dans la Vienne que dans les autres départements, c’est bien parce que nous avons une spécificité : Le Futuroscope.
Je ne nie pas l’importance du Futuroscope et admet tout à fait la nécessité de le soutenir pour en espérer des retombées significatives pour l’emploi et le développement économique.
Je veux bien admettre la progression encourageante du nombre de visiteurs en 2004 tout en constatant le chemin qui reste à parcourir pour parvenir seulement au petit équilibre. (investissement toujours à la charge du Département)
Mais je reste convaincu qu’il n’est pas dans les attributions du Conseil Général de gérer un parc d’attractions d’une façon permanente et que l’on pourra dire que le Futuroscope sera sauvé lorsqu’il intéressera à nouveau un investisseur privé.
D’ici là, il n’y a pas d’autre choix que de soutenir le Futuroscope. Mais cela doit se faire dans la transparence, en disant la vérité, et en assumant ses responsabilités sans toujours chercher à culpabiliser le gouvernement précédent.