Certes, les citoyens ont condamné à nouveau la politique intérieure conduite actuellement, mais pas seulement.
Avec une forte participation, les électeurs ont montré aussi qu’ils voulaient peser sur le choix des institutions européennes.
Ils ne veulent pas moins d’Europe, ils savent que l’on ne peut plus envisager une France repliée sur elle-même. Mais ils ne veulent pas non plus d’une Europe où le profit et la concurrence non faussée deviennent le leitmotiv des nantis, au détriment des peuples confrontés au chômage, aux baisses de salaire, aux conditions de travail dégradées et aux droits sociaux en régression.
Après la campagne électorale, vient le temps de l’action. Au Président de la République de tirer toutes les conséquences de ce message fort. Au pouvoir en place d’assumer ses erreurs. A l’opposition de se préparer avec un projet nouveau qui traduise la volonté du peuple.
Tous les socialistes, toute la gauche et au-delà tous ceux qui recherchent le progrès social, partagent finalement le même objectif : une Europe politique, sociale et solidaire.
Les divergences portaient seulement sur la méthode à mettre en oeuvre pour y parvenir :
Dire OUI et changer après ;
Ou dire NON pour changer d’abord, de peur de ne pouvoir le faire après.
Cette question est désormais tranchée ; le peuple souverain a choisi le NON et la 2ème méthode.
Il convient donc désormais, sans perdre de temps en querelles stériles, d’unir les efforts au niveau de la France et d’oeuvrer pour étendre le mouvement vers tous les peuples d’Europe.