Monsieur le Président, Chers Collègues,
Dix ans, après l’initiation de la démarche, le SAGE de la Vienne a été définitivement approuvé le 1er juin 2006. Il est le résultat d’un travail collectif exemplaire mais difficile parce qu’interrompu par les renouvellements électoraux et donc sans cesse à relancer.
Nous sommes donc très heureux de l’aboutissement de la procédure d’élaboration du SAGE et de la création de l’Etablissement Public du Bassin de la Vienne qui va permettre, selon l’article 3 des statuts, « d’assurer un rôle de coordination, d’animation, de conseil et d’assistance, d’information et de prendre en charge la maîtrise d’ouvrage d’études, voire, à titre exceptionnel, de certains travaux en faveur de l’eau et des milieux aquatiques, notamment lorsqu’il n’existe pas de maîtrise d’ouvrage locale appropriée. »
Or, dans notre département, il existe plusieurs organismes qui assurent déjà cette « maîtrise d’ouvrage locale appropriée » et qui œuvrent d’une façon pertinente pour l’entretien de notre rivière. Il y en a au moins trois : Le Rive (de Bonnes à la limite Nord du département, le Syndicat de rivière de Chauvigny, La Communauté de Communes du Montmorillonnais).
Nous pensons que le moment est venu d’envisager la fusion de ces trois intervenants en un syndicat mixte de rivière ayant compétence pour intervenir du Sud au Nord du département, pour mettre en valeur, sur toute sa longueur, notre belle rivière qui a donné son nom au département et qui présente à l’évidence un intérêt départemental.
On y gagnerait aussi en cohérence, par la coordination des travaux d’entretien des rives.
On pourrait faire de la Vienne un véritable argument touristique durable, qui valoriserait le cadre de vie et même participerait au développement économique.
Nous pensons que le moment est tout à fait opportun, de profiter de la création du nouvel Etablissement Public de Bassin de la Vienne, pour créer en même temps un nouveau Syndicat Mixte pour Gérer la Vienne du Sud au Nord du département.
Avec la mise en œuvre simultanée de ces nouvelles structures une nouvelle période d’amélioration de notre patrimoine aquatique pourrait commencer.