Michel Burlot
Je vous le dis...
Michel Burlot - pour m'envoyer un e-mail, cliquez ici
Vous êtes ici : Le Département > OUI à la LGV Sud Europe Atlantique, mais...

OUI à la LGV Sud Europe Atlantique, mais...

vendredi 29 mai 2009

Longue commission générale suivie d’une séance publique pour débattre de la participation financière du Département au projet de Ligne à Grande Vitesse Sud Europe Atlantique, dite LGV SEA.
C’est le tronçon Tours - Bordeaux qui est l’objet de la discussion et dont la réalisation à l’horizon 2016 constitue un maillon essentiel avant les prolongations prévues vers Limoges, le Sud Ouest et l’Espagne.


Il s’agit donc d’un projet structurant, de niveau européen, dont l’importance économique est évidente mais dont l’impact environnemental et le coût justifient qu’on y regarde à deux fois.

Le coût total est estimé à 7,141 milliards d’euros.
Voici ci-dessous un tableau résumant le plan de financement.

Les négociations ont été âpres avec l’État, on a même parlé de marchandage : un effort supplémentaire contre une augmentation des crédits pour la voirie (RN 147...) dans le cadre du Plan Départemental de Modernisation des Itinéraires (PDMI).

Ainsi, après ces longues discussions entre le Préfet et les représentants des trois collectivités :
-  le Département de la Vienne paiera 27 millions d’euros,
-  la Communauté d’Agglomération de Poitiers 9 M€
-  et la Communauté d’Agglomération de Châtellerault 4 M€

Des mesures de protection des riverains et du patrimoine naturel seront mises en œuvre, les dessertes des gares de Châtellerault, Futuroscope et Poitiers seront maintenues, un emprunt sur 50 ans à taux réduit sera possible, tout cela consigné dans des annexes rassurantes, mais qui devront faire l’objet d’une grande vigilance, car "ce qu’un ministre a fait, un autre peut le défaire" (dixit Dominique Bussereau, actuel secrétaire d’Etat aux Transports, cité par Centre Presse du 30/05/09)

Finalement,

La délibération a été adoptée par 31 voix pour et 7 abstentions.

Mais il reste un goût amer.
-  Une fois encore l’État rançonne les collectivités territoriales au lieu d’assumer ses compétences que sont ces grands travaux d’aménagement du territoire.
-  Comment ne pas remarquer aussi la faible contribution de l’Europe (0,21 %), alors que la France vient d’en assurer la présidence. Pas de quoi s’en glorifier !
-  Et il est intolérable d’entendre le Président de la République faire des remontrances aux élus locaux, qui gaspilleraient les crédits alors que ce sont les collectivités locales qui assument 73 % des investissements publics, avec des budgets obligatoirement votés en équilibre, quand l’État, lui, s’endette de plus en plus.

... votre avis

Outils :

Envoyer l'article à un ami

Destinataire  :
(entrez l'email du destinataire)

De la part de 
(entrez votre nom)

(entrez votre email)



Imprimer l'article Article au format PDF

Dans la même rubrique :


J’étais à la manifestation du 19 mars
Quelle époque !... Quelle équipe ! ?... Quels projets ! ?
La majorité en campagne !
Encore des chinoiseries ?
Mahyar Monshipour pour la 6ème fois Champion du Monde
Le 49-3 pour la deuxième fois !
Et revoilà le laboratoire !!
On ne commente pas une décision de justice ... Mais on peut comparer !
3ème Décision Modificative au Budget Primitif
Plus 6 millions d’euros

L’Accord Général sur le Commerce des Services : DANGER pour nos services publics !
Plan du site | Accueil