Voici le texte de mon intervention :
Monsieur le Président, chers collègues,
Le budget de la voirie appelle quelques remarques :
En 1998, nous étions à 98 MF soit presque 15 M€.
Chacune des années suivantes nous pouvions constater une progression régulière pour arriver à 161 MF en 2002 soit presque 25 M€.
Et puis j’ai protesté l’an dernier lorsque le budget des routes est redescendu à 21,5 M€ (20MF en moins) pour 2003
Cette année, pour 2004, le budget des routes avec 21,6 M€ n’augmente que de 0,38%, c’est-à-dire qu’il régresse encore, puisqu’on ne compense même pas l’inflation.
Ainsi, pour l’entretien courant, les ouvrages d’art, les études, la modernisation des moyens, les moyens généraux, on a repris exactement les mêmes chiffres que l’an dernier par un simple copié / collé. Même les moyens réservés pour assurer la viabilité hivernale diminuent de 22 000 €.
Par ailleurs, au cours d’une de nos précédentes réunions, il avait été convenu d’augmenter le Fonds d’aide à la voirie communale, notamment pour pouvoir actualiser la répartition par canton en fonction des nouvelles longueurs de voirie communale. L’enveloppe globale est restée au niveau des 8 MF de 1990 soit les 1 219 593 € encore prévus pour 2004.
Manifestement la voirie n’est pas une priorité pour le Département et je le regrette car elle constitue un élément important de la qualité de vie de nos concitoyens en même temps que de leur sécurité.
Je voudrais au moins qu’il soit entendu qu’en cas d’urgence, notamment pour satisfaire les programmes prévus au contrat de plan, le budget 2004 pourra être augmenté lors d’une prochaine décision modificative, et qu’on ne diminuera pas les crédits destinés à l’entretien courant déjà insuffisants.
Et puisque l’on arrive à l’époque des vœux, je souhaite qu’à la fin de 2004, on retrouve une proposition de budget des routes pour 2005, au moins au niveau de ce qu’il était en 2002.
Voici en millions d’euros la représentation graphique de l’évolution du budget de la voirie :