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LES RETRAITES : OUI mais avec d’autres financements
jeudi
5 juin 2003
Le système par répartition est la manifestation de la solidarité entre les générations : Les actifs paient pour les retraités. Comment organiser cette solidarité nationale pour rétablir les équilibres ?
Tout le monde a bien compris que le nombre des retraités augmente et que celui des actifs diminue.
Les raisons en sont connues :
Les progrès de la médecine et l’amélioration des conditions de confort font que l’espérance de vie s’accroît et bien sûr c’est tant mieux.
La mécanisation, l’automatisation, l’informatisation, dans tous les domaines, permettent de produire davantage et en moins de temps, économisant ainsi la force de travail des individus. Ces gains de productivité justifient l’idée des 35 heures mais beaucoup moins celle des dégraissages systématiques.
La droite nous dit que pour financer les retraites, il n’y a que 3 leviers sur lesquels on peut jouer :
la durée de cotisation
le montant des cotisations
le niveau des retraites payées
Mais il s’agit d’un choix idéologique contestable qui prétend que le champ de la solidarité nationale ne devrait concerner que les salariés.
Est-il si inconvenant de faire participer aussi les responsables du déséquilibre, par exemple "les machines" ?
C’est une formule bien sûr. Elle signifie simplement que les gains de productivité ne doivent pas servir qu’à mieux rémunérer les actionnaires. Ils doivent aussi permettre la diminution du temps de travail pour une meilleure qualité de vie (d’où les 35 h et la retraite à 60 ans), mais aussi à financer les retraites.
C’est ce 4ème levier qui consisterait à faire appel à d’autres ressources et notamment à taxer les bénéfices des entreprises, que le gouvernement asservi au MEDEF ne veut pas utiliser. "Cela diminuerait la compétitivité des entreprises !"dit-il. Pas toujours ! Il y a des marges ... ! Il n’est pas obligatoire que certains chefs d’entreprise gagnent 500 fois le SMIC et proposent dans le même temps des réductions de masse salariale.
Si le projet gouvernemental était adopté sans modification, le système par répartition deviendrait rapidement moins performant. Les salariés devraient vite succomber aux offres des sociétés d’assurances pour compenser le manque à gagner et ... enrichir un peu plus les déjà nantis !
Tel est l’enjeu important !
Ce n’est pas le choix de société que je défends.
La solidarité nationale ne peut s’exprimer sans justice sociale.
Elle doit concerner tout le monde.
Elle doit s’appuyer sur tous les revenus.
Pour plus d’informations sur le sujet et d’autres propositions, voir conférence de presse de François Hollande
> LES RETRAITES : OUI mais avec d’autres financements
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19 février 2006, par Marchais
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ne serait-il pas possible de plafonner,les montants des retraites ? Certains paraissent indécents aux smicards.
On peut penser que ceux qui ont des salaires 100 fois le smic peuvent bénéficier,après placements ou investissements de revenus complémentaires
Je ne suis pas non plus d’accord sur la différence actuelle de calcul entre le privé et le public, totalement injustifiée, et sur les durées de cotisations, et sur le nombre d’années prises en compte pour le calcul, ça éviterait à certains de travailler 43 voir 44 ans au lieu de 40 ans actuellement,alors que d’autres partent après 35 ans et parfois bien moins !
Egalité,fraternité ?
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> LES RETRAITES : OUI mais avec d’autres financements |
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19 février 2006, par Michel Burlot
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Vous avez un souci de justice sociale, tout comme moi.
Je suis d’accord pour plafonner les retraites des hauts salaires, mais c’est déjà le cas. S’ils ont plus, ce n’est pas par la solidarité nationale, mais par les revenus personnels qu’ils se sont constitués. Il est alors normal que chacun contribue selon ses moyens, en comptabilisant tous les revenus et pas seulement les salaires.
Pour le reste, faites attention, il ne faut pas niveler par le bas. Si certains ont obtenu la retraite après 35 ans de travail, ce n’est pas parce qu’on la leur a donnée, c’est parce qu’ils se sont battus pour faire valoir la pénibilité de leur service.
Aujourd’hui, il ne sert à rien de faire travailler certains 44 ans quand la moitié de la France est au chômage.
C’est un long débat, mais ne peut-on essayer d’aller vers une société où l’on travaillera moins pour travailler tous ...
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> LES RETRAITES : OUI mais avec d’autres finan
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4 juin 2003, par Jacky
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...Michel ROCARD juge "dangereuse" la position du PS & Michel CHARASSE dit que la proposition du PS sur les retraites est "pitoyable" !...
Il reste donc quelque sagesse au PS !
Donc Monsieur le conseiller général, soyez positif & réaliste...Personne n’a pu proposer mieux à ce jour ! Faisons abstraction de tte idéologie et, admettez progrès & compétence ! Et saluons 1 gouvernement courageux !
Soyez constructif ! A+ Jacky MARTIN
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> > > LES RETRAITES : OUI mais avec d’autres f |
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5 juin 2003, par Michel Burlot
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D’anciens dirigeants du PS, aussi prestigieux soient-ils, peuvent parler en leur nom. C’est leur droit. Mais ils n’engagent en rien le Parti Socialiste.
Dans sa réunion d’hier, le 03/06/03, le Bureau Nationale du PS a confirmé ma position en la résumant en 4 points pour une retraite à taux plein :
Garantie du pouvoir d’achat des retraités,
Retraites non inférieures au SMIC,
Taux de remplacement supérieur à 70 % du revenu antérieur et
Pas plus de 40 annuités de cotisations pour un droit à la retraite à taux plein.
Concernant le financement de ces propositions, il précise comme je l’ai fait que d’autres pistes sont possibles :
augmentation de la CSG, des cotisations salariales et patronales,
recherche de nouvelles ressources tirées de la richesse produite et utilisation des ressources procurées par les allègements d’impôts décidés par le Gouvernement RAFFARIN.
Je répète et j’insiste : il n’y a aucune raison que seuls les salariés participent à la solidarité nationale.
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