Michel Burlot
Je vous le dis...
Michel Burlot - pour m'envoyer un e-mail, cliquez ici
Vous êtes ici : Le Département > L’APA remise en cause

Retour à l'accueil

Contact
Pour me contacter
Actualité

Le Canton
ACTUALITES
ADSL
INFOS PERMANENTES
La RN 147 et la RN 151
SUBVENTIONS

Le Département
ACTUALITES
Aides aux Collectivités
EMPLOI
FINANCES
INFOS PERMANENTES
LE FUTUROSCOPE
LES POMPIERS
SOCIAL
VOIRIE

Les élections
1- Présidentielles
2- Législatives
3- Cantonales
4- Régionales
5- Européennes
6- Sénatoriales

Liens utiles

L’APA remise en cause
vendredi 21 mars 2003


Je ne puis approuver cette réforme porteuse d’injustice et de régression sociale.
Le gouvernement a reconnu à l’Assemblée Nationale que la réforme de l’Aide Personnalisée à l’Autonomie avait pour objectif de renforcer les contrôles concernant l’effectivité de la prestation.
Il a précisé que ce texte ne réglait pas tout à ces yeux et qu’il arrêterait de nouvelles mesures dès l’automne ; il faut s’attendre à ce que le Gouvernement annonce de nouvelles coupes sombres.

Le Gouvernement Jospin avait prévu, dans la loi instaurant l’APA, une première phase de montée en charge et une deuxième phase, à partir d’un rapport d’évaluation de la réforme d’ici juin 2003. Afin de faire des économies, la droite prétend que le coût de l’APA n’avait pas été prévu, ce qui est faux.

Sans titre

 La droite donne une vision alarmiste à dessein et s'appuie sur des chiffres erronés :

 - Le nombre d'allocations effectivement allouées qui est de 469 000 au 1er octobre 2002 et non de 800 000 comme le prétend le Gouvernement.

- En 2002, les dépenses pour l'APA se sont élevées à 1,85 milliards d'euros, ce qui est inférieur aux 2,5 milliards prévus.

- Le Gouvernement ne dit pas la vérité lorsqu'il parle d'un déficit de 1,2 milliards d'euros. Le fonds de financement de l'APA pour 2002 a généré un excédent de 75 millions d'euros, qui sont reversés pour 2003.

- Le Gouvernement se décharge de ses responsabilités au lieu d'aider les départements qui sont réellement en difficulté financière, il utilise cette situation pour démanteler l'APA.

 Toutes ces mesures relatives aux modalités d'attribution de l'APA reviennent à pénaliser des personnes disposant de petits revenus :

 - le Gouvernement a doublé la participation des personnes aidées à leur domicile, sous couvert de restaurer l'équilibre des participations des personnes entre l'aide à domicile et l'aide en établissement. Le « ticket modérateur » minimal pour l'aide à domicile passe en moyenne de 5 % à 12 % de l'aide. Ces déremboursements vont affecter les bénéficiaires de l'aide qui ont les revenus les plus bas.

- Le seuil de revenus à partir duquel l'usager doit participer aux dépenses, passe de 949 euros à 623 euros.

- Le plafond au-delà duquel le montant maximal de participation est acquitté, passe de 3 162 euros à 2 483 euros. 

- Le montant maximal de la participation passerait de 80 à 90 % du montant du plan d'aide.

- La loi prévoyait l'ouverture des droits dès le dépôt du dossier ; désormais les personnes seront contraintes d'attendre la notification de la décision du président du Conseil Général. Cela revient à créer un délai de carence de deux mois qui est une aberration en terme de santé publique et une injustice pour les familles qui devront payer la totalité des frais durant ce délai.

 Moins d'APA, c 'est aussi moins d'emplois

 En diminuant le financement de l'APA, la droite prouve sa méconnaissance de l'impact de cette prestation en terme de création d'emplois de proximité. L'APA a permis de rémunérer des aides à domicile et de leur offrir de véritables carrières.

 Le Gouvernement n'a pas de projet politique en matière de gérontologie

 Avec le décret sur l'APA à domicile et la proposition de loi sénatoriale, la droite montre une fois de plus qu'elle bafoue le dialogue social. L'absence de concertation et de consultation révèle le peu de considération pour les personnes concernées.

 Après avoir fait cadeau de 500 millions d'euros pour les plus riches redevables de l'impôt sur la fortune (ISF), le Gouvernement demande aux familles de participer à hauteur de 400 millions d'euros pour permettre à leurs parents en situation de dépendance, de pouvoir vivre dignement.

 La droite fait également des économies sur le dos des établissements de personnes âgées en portant un coup d'arrêt au plan quinquennal (2001-2005) de modernisation de ces établissements. Il annonce la signature de 1 800 conventions, mais l'enveloppe budgétaire est vide.

 Comme dans d'autres domaines, la politique du Gouvernement consiste à défaire les avancées sociales de la gauche. Aujourd'hui, ce ne sont pas seulement les socialistes qui protestent, mais également les établissements de personnes âgées ainsi que les associations de retraités.

... votre avis

Outils :
Envoyer l'article à un ami
Destinataire  :
(entrez l'email du destinataire)

De la part de 
(entrez votre nom)

(entrez votre email)


 Imprimer l'article
générer une version PDF de cet article Article au format PDF

Dans la même rubrique :
LES RETRAITES : OUI
mais avec d’autres financements

Plan du site | Accueil