La séance commence à 9 heures.
Le président s’exprime 20 minutes à l’intention de la presse et annonce aussitôt qu’il doit partir, sans même laisser le temps à aucun autre conseiller général de formuler quelque remarque que ce soit.
D’ordinaire, après l’introduction du président, toutes les sensibilités peuvent faire part de leurs remarques, sur un plan général, avant d’entrer dans le détail des dossiers.
Nous n’avons donc pas pu exprimer nos réserves sur plusieurs points qui posent problèmes : la politique sociale, la petite enfance, l’environnement, le Futuroscope, le pôle de compétitivité, la débauche de documents de communication de type campagne électorale distribués dans tout le département aux frais des contribuables ...
Cela n’intéressait pas Monsieur le Président !
Tous les élus diront à quel point ils considèrent que le vote du budget de leur collectivité locale est un acte politique majeur. Et je ne pense pas qu’il se trouve un seul maire dans la Vienne, un seul président de communauté de communes ou syndicat, qui préfère se rendre à une cérémonie électorale partisane plutôt que d’assumer le rôle principal pour lequel il a été élu : être le garant du bon déroulement de la séance la plus importante de l’année.
Décidément nous n’avons pas le même sens des priorités et de l’intérêt général !